Lorsque les pâturages deviennent moins fournis après l’été et que les chevaux reçoivent davantage de foin en automne, il est particulièrement important de rester vigilant face aux plantes toxiques. Certaines plantes sont non seulement dangereuses lorsqu’elles sont consommées fraîches, mais conservent également leur toxicité après séchage. De plus, en automne, des glands, des feuilles et des graines d’arbres peuvent tomber dans les pâturages des chevaux.
Mais quelles plantes sont toxiques pour les chevaux ? Comment reconnaître les risques et que faire pour éviter que votre cheval n’ingère des plantes dangereuses ? Voici les principaux points à connaître.
Toutes les plantes qui poussent dans les pâturages et à proximité ne sont pas sans danger pour les chevaux. Certaines contiennent des substances qui peuvent être nocives lorsqu’elles sont ingérées. La gravité d’une intoxication dépend notamment de l’espèce végétale, de la quantité consommée et des circonstances.
Voici quelques plantes et arbres toxiques bien connus auxquels les propriétaires de chevaux doivent prêter attention :
Vérifiez régulièrement quelles plantes poussent dans le pâturage de votre cheval et à proximité. N’oubliez pas non plus la végétation située de l’autre côté de la clôture. Les chevaux peuvent parfois atteindre des plantes plus éloignées qu’on ne le pense !
Le séneçon jacobée est l’une des plantes toxiques les plus connues pour les chevaux. Il contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques, des substances qui, après ingestion, peuvent être transformées dans l’organisme en composés nocifs qui endommagent le foie.
Le danger du séneçon jacobée réside notamment dans le fait que ses effets ne sont pas toujours immédiatement visibles. Une ingestion répétée peut entraîner des lésions hépatiques, alors que votre cheval ne présente initialement que peu ou pas de symptômes.
Le séneçon jacobée représente un risque particulièrement important lorsqu’il se trouve dans le foin. Les chevaux évitent souvent les plantes fraîches en raison de leur goût désagréable, mais celui-ci s’atténue lors du séchage. Les substances toxiques restent cependant présentes, ce qui signifie que les chevaux peuvent ingérer cette plante sans que vous vous en rendiez compte, par l’intermédiaire de leur fourrage.
Il est donc important de contrôler non seulement le pâturage, mais aussi le foin que vous distribuez. Vérifiez l’absence de plantes indésirables et privilégiez les fourrages dont vous connaissez la provenance. Si vous soupçonnez la présence de séneçon jacobée dans un lot de foin, ne le distribuez pas et faites-le examiner.
L’automne présente des risques spécifiques pour les chevaux. Lorsque l’herbe devient plus courte et que les arbres perdent leurs feuilles et leurs graines, les chevaux peuvent plus facilement entrer en contact avec des plantes qui se trouvent normalement hors de leur portée.
Les glands et les feuilles de chêne contiennent des tanins. Ces substances peuvent être nocives, notamment lorsque les chevaux en consomment de grandes quantités. La sensibilité varie d’un cheval à l’autre et la teneur en tanins peut également différer.
Des chênes se trouvent-ils dans votre pâturage ou juste à côté ? Vérifiez régulièrement la quantité de glands et de feuilles tombés au sol. Il est préférable de clôturer les zones où de nombreux glands se sont accumulés.
L’érable sycomore présente un risque particulier en automne en raison de la dispersion de ses graines ailées, également appelées samares ou hélicoptères. Celles-ci peuvent contenir de l’hypoglycine A, une substance associée à la myopathie atypique. Il s’agit d’une maladie grave qui perturbe le métabolisme énergétique des muscles. Les jeunes pousses d’érable sycomore peuvent également présenter un risque, notamment au printemps.
Toutes les espèces d’érables ne présentent pas le même niveau de risque. Il est donc important de savoir quels arbres se trouvent autour du pâturage de votre cheval.
Les plantes qui poussent naturellement dans les pâturages ne sont pas les seules à présenter un danger. Les déchets de taille provenant notamment de l’if, du buis ou d’autres plantes de jardin toxiques peuvent également représenter un risque.
Ne jetez donc jamais de déchets de taille dans un pâturage pour chevaux et vérifiez qu’aucune branche ou feuille provenant des jardins voisins ne se retrouve à portée de votre cheval.
Les symptômes d’une intoxication varient considérablement selon la plante concernée et la quantité ingérée par votre cheval. Certaines substances toxiques provoquent rapidement des symptômes, tandis que les effets d’autres substances ne deviennent visibles qu’après un certain temps.
Voici quelques signes possibles :
Ces symptômes peuvent également avoir d’autres causes. De plus, toutes les intoxications ne provoquent pas immédiatement des signes évidents.
Vous soupçonnez votre cheval d’avoir mangé une plante toxique ? Contactez immédiatement votre vétérinaire, même si votre cheval ne présente encore aucun symptôme. Éloignez la plante suspectée d’être toxique de votre cheval et, si possible, conservez un échantillon ou prenez une photo afin de faciliter son identification.
Mieux vaut prévenir que guérir. Heureusement, quelques mesures simples permettent de réduire le risque que votre cheval ingère des plantes toxiques.
En surveillant régulièrement l’environnement de votre cheval, vous pouvez limiter de nombreux risques.
Les plantes toxiques ne sont pas toujours faciles à reconnaître et certaines espèces restent dangereuses même après séchage. En inspectant régulièrement le pâturage de votre cheval, en contrôlant attentivement la qualité du fourrage et en tenant compte des risques saisonniers, vous pouvez réduire le risque d’intoxication.
Vous ne savez pas si une plante est sans danger pour votre cheval ? Identifiez-la avant de décider de la laisser dans le pâturage ou de la lui proposer. Et si vous soupçonnez votre cheval d’avoir ingéré une substance toxique, contactez toujours immédiatement un vétérinaire.
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